Concevoir des paramètres écologiques dans les applications
La part des terminaux, et en particulier des smartphones, dans l’empreinte du numérique est un enjeu clé. La faute à un renouvellement fréquent mais aussi à des pratiques particulières et des effets rebonds importants en terme de données et de mobilité . Les enjeux de paramétrisation et de réglabilité de ses usages mobiles y sont forts, là où les concepteurs·rices ont tendance à plutôt en réduire les marges de manœuvre.
Quelles formes, fonctions et paramètres permettraient de réduire directement ou indirectement l’empreinte écologique de nos usages ? C’est l’un des sujets de travail du projet de recherche en design Limites Numériques composé du studio de design Praticable, d’un laboratoire du CNRS et de chercheurs·euses en design et en informatique.
Nous parlerons d’abord de ce qui pose problème dans la paramétrisation des applications mobiles existantes. Comment celles-ci omettent l’écologie dans leurs paramètres, voire pire, comment le vocabulaire, le choix par défaut ou l’intelligibilité de ce qu’ils font nous éloignent considérablement d’une pratique plus écologique. Enfin nous proposerons quelques pistes de conception concrètes et inspirantes pour mieux les repenser. Des idées et réflexions variées pour prolonger la durée de vie des appareils, réduire la consommation de données ou d’énergie ou encore ralentir l’accroissement constant des performances.

Thomas Thibault
Designer numérique et chercheur en écoconception numérique, je co-mène le projet de recherche Limites Numériques : une collaboration entre designers et chercheurs·euses en informatique et en design sur les formes, fonctions et usages d’un numérique s’inscrivant des les limites planétaires. Je suis membre salarié de l’association Designers Éthiques et co-président de l’association de critique des technologies le Mouton Numérique.

